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This thesis examines how people strive to make a space liveable and imbue meaning into their emplaced presences, when arrest and deportation is never far. Following a group of young men from Afghanistan living in Istanbul who do not possess residence permits, I explore how the state determines whose presence is deemed ‘legitimate’ or who should be removed, and how the politics of fear become a mode of control over mobility. By focussing on this case, I am proposing conceptual analytical entry points to show how people navigate a racialized state order, and how they make habitable political landscapes marked by layers of violence in their encounters with the city and all that it holds. Mobilising a broad field of anthropological literatures and ethnographic research I develop a perspective on movement that counters the idea of mobile people on solid ground, and rather explores how movement imbues racial politics and border regimes. Movement becomes a method too, as I pace the city with my interlocutors whose itinerances teach them how the gaze of the other falls on their body, in the light and shade of movement. The thesis follows a narrative arch that starts with the arrival of my interlocutors into a context pre-laden with political meanings and hierarchies. It progressively explores how they navigate their relations with the state and their surroundings through the circulation of documents, the development of humanitarian relief, movements of the body and sartorial practices. Cette thèse porte sur la question de comment des personnes donnent sens à leur présence située dans un espace, et rendent ce dernier habitable, dans un contexte où les arrestations et les déportations sont omniprésentes. En suivant un groupe de jeunes hommes venant d’Afghanistan et vivant à Istanbul sans permis de séjour, j’explore comment l’État distingue des présences ‘légitimes’ d’autres qui sont considérées comme expulsables, et la manière dont une politique de la peur devient un mode de contrôle de la mobilité. Je propose des points d’entrée analytiques et conceptuels afin d’explorer comment mes interlocuteurs, au travers de leurs interactions avec la ville, naviguent un ordre étatique racialisé, et comment ils investissent des paysages politiques marqués par des strates de violence. En mobilisant un large champ de littératures anthropologiques et de recherche ethnographique, je développe une approche du mouvement qui s’oppose à l’idée de personnes mobiles évoluant sur un sol stable, et qui explore plutôt la manière dont le mouvement imprègne les politiques raciales et les régimes frontaliers. Le mouvement devient également une méthode, de par ma circulation à travers la ville en suivant mes interlocuteurs, dont les itinérances leur enseignent comment le regard de l’autre se pose sur leur corps. La thèse suit un arc narratif qui commence avec l’arrivée de mes interlocuteurs dans un contexte chargé de significations et de hiérarchies politiques. La narration explore progressivement la manière dont ils négocient leurs relations avec l’État et leur environnement à travers la circulation des documents, le développement de l’aide humanitaire, les mouvements du corps et les pratiques vestimentaires.