Abstract

En souhaitant problématiser l'identité nationale dans l'après-guerre au Liban, cette thèse propose une lecture originale de l'évolution et des formes identitaires des relations matrimoniales entre Libanais et Palestiniens. Ce faisant, elle met l'accent sur la fluctuation de la frontière nationale libanaise ainsi que l'opposition qui semble exister depuis la fin de la guerre civile (1990) jusqu'à nos jours, entre la conception sociale des Palestiniens en tant que proches et celle, officielle, qui les classe comme de simples étrangers. L'explication de ce décalage réside dans la configuration politique, dite "configuration de Taëf", caractérisée par la dissymétrie des rapports libano-syriens. Les changements intervenus depuis l'assassinat de l'ex-Premier Ministre Rafic Hariri laissent présager un rééquilibrage déjà perceptible entre le social et le politique au Liban

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